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"Nous tendons à croire que l'intensité de la passion est forcément perverse"  Saul Bellow  écrivain. 1915-2005.


- BDSM - Le Sain et le Pathologique - Abus - Limites - Le MoneySlavery.

 

 • Cher visiteur, chère visiteuse, si vous êtes arrivé sur BDSM-attirances, ce n'est pas par hasard !

N'est-ce pas? Vous cherchez sûrement à connaître un peu plus ces pratiques où l'on retrouve le Maitre et la soumise qui jouent un rôle érotique, un jeu sexuel qui n'est pas dangereux, l'organisation est souvent minutieuse, nous ne sommes pas des détraqués mais le fait de jouer au Maître et à l'esclave procure des sensations puissantes et rares. Quelquefois on y est adepte sans le savoir, puisque les tendances domination-soumission, typiques de ce type de pratique, sont implicites dans les jeux sexuels ordinaires du couple. Vus de loin, les jeux BDSM, font peur et fascinent à la fois.

 • Le BDSM est devenu un phénomène de mode. Il se démocratise et se médiatise tant à la télé et radios, que dans la presse écrite et bien sur, sur le Net. Bien des fantasmes circulent au sujet du BDSM. Pourtant, ces pratiques sont avant tout des expériences librement consenties entre deux ou plusieurs partenaires. Ce plaisir, qui peut être très "cérébral", n’a rien à voir avec une agression ou une violence, mais relève plutôt de la découverte de nouvelles sexualités où les jeux de rôles ne subissent pas la pression de la conformité aux règles établies. Dans les jeux d'échanges de pouvoirs érotiques, les règles sont strictes et doivent respecter l'individu et son plaisir.

 

 

 Contrairement à la croyance populaire, BDSM n’est ni sexiste ni dégradante. Sexiste, par définition, impose un rôle de domination et de soumission, avec les sentiments selon la nature des personnes. Dans la philosophie BDSM, ces rôles et sentiments sont choisis d’une façon consensuelle, librement. Il y a une honnêteté en BDSM, une ouverture à propos des besoins intérieurs qui dépassent la nature des participants.

 BDSM n’est pas non plus un fétichisme. Un fétichisme va substituer un objet à la place d’une relation sociale. À cause de la nécessité de la confiance, de la communication et de l’échange de puissance, souvent la BDSM va inclure une relation sociale. La réalité et la relation BDSM vont souvent donner aux participants la chance d’explorer leurs phantasmes profonds.

  Le jeux SM est un jeu de "douleur" mais en même temps de plaisirs partagés, le but est de réaliser des fantasmes, le BDSM n'est pas une déviance et beaucoup de personnes qui ne l'a pratiquent pas ne peuvent savoir exactement comment cela se passe. Le but n'est pas de faire du mal ou de torturer son partenaire mais justement de lui procurer du plaisir intense et donc des émotions fortes, c'est la philosophie de se faire mal pour un bien intense, sensationnel.

  Il n'y a pas de recettes miracles. Savoir dresser, faire évoluer, puis entretenir sa soumisse est un art qui s'apprend au fil du temps avec du doigté, de la finesse et un sens de la responsabilité à toute épreuve. Le Maitre est responsable de sa soumisse et la soumisse sert son Maitre. Il y existe une infinité de pratiques et de manière de vivre une relation D/s comme choix de vie. C'est au contact de vous même, en communiquant et en discutant, que vous allez bâtir l'harmonie de votre mode de vie.

  Un bon jeu SM avec ou sans accessoire, avec ou sans douleur, est un jeu psychologiquement et physiquement Sain, Sur, Consentit et Négocié (SSCN). La tendance actuelle est de séparer les jeux SM sains des jeux pathologiques par leur dose de risque. Les facteurs de risques qui peuvent altérer et dévier les jeux SM vers des jeux pathologiques ont en général les origines suivantes :


- Abus.

 • L’abus est rare mais peut arriver quand l’échange de pouvoir fait perdre le contrôle et de savoir doser, d’une façon adéquate, le pouvoir consenti. Quand un jeu SM dépasse les critères SSCN, il devient pathologique. Oublier un captif ligoté, laisser un captif seul, ne pas détacher rapidement.
Dans d’autres cas, l’abus vient d’un problème psychologique, quand par exemple un soumis désire être battu parce qu'il a une mauvaise estime de soi, qu’il pense qu’il mérite d’être humilié, il peut consentir au delà du simple jeu. Quand une fille réclame une mise en scène de viol et accepte d’être violée réellement, le jeu n’est plus sain, il devient pathologique.

 

Il est malvenu d'exploiter les faiblesses, où la mauvaise estime
 de soi d'une partenaire et sa demande doit être parfois rejetée.

 


- Limites.

  Une minorité des pratiquants peuvent menacer leur intégrité physique ou leur vie dans des jeux SM excessifs ou mal négociés. La plupart des pratiquants SM sont dominants ou soumis-es dans des situations spécifiques, mais dans leur vie ordinaire, ils ne sont pas soumis-es ni dominants. Une personne devrait comprendre que la domination pendant un jeu SM est une mise en scène qui s’arrête dès la fin de jeu, la vie réelle avec ses règles, ses hiérarchies reprend. Dès la fin de la séance, les pratiquants retrouvent leur mode de vie, à la façon de nombreuses pratiques intimes, dès la fin du rapport sexuel, le couple redevient une entité sociale. On n’humilie pas hors séance, on n’inflige pas la douleur hors contexte.

  Si le jeu SM continue hors contexte, il devient pathologique. Si la personne pense que les rapports sadomasochistes sont les seuls moyens pour nier des liens avec les autres, il y a probablement un problème psychologique profond. Le jeu peut devenir dangereux. Les sadiques ne sont pas des pratiquants des jeux SM mais des gens qui peuvent mettre l’intégrité physique ou mentale des autres en danger.

  Une idée répandue dans certains milieux Sadomasochistes : Certaines personnes pensent que ces jeux sont un moyen de régler leurs problèmes psychologiques ou sexuels. La pratique des SM dans ces cas devient une sorte de fausse thérapie. Il s’agit en vérité de répondre à des besoins psychologiques incohérents ou de nature pathologique.

  Il ne faut pas confondre le sentiment de bien être, que les pratiquants décrivent après une séance de BDSM, avec l'idée que ces jeux peuvent jouer le rôle d’une thérapie car ces jeux n’ont pas d’effet réel durable sur la santé mentale ou physique de la personne, mais un effet apaisant provisoire.

  A distinguer aussi les corrections que les jeux BDSM peuvent apporter dans la vie sexuelle ou mentale des gens et une thérapie. Quand une femme décrit que le fait d’être ligotée peut améliorer sa sexualité en l’aidant à s’abandonner, elle exprime un problème sexologique. Le ligotage est un moyen, comme l’alcool pour désinhiber. Il est utile occasionnellement, avec une personne précise, et sans abus. Le ligotage, ne peut pas être thérapeutique, ne peut pas traiter la timidité ou l’anxiété.

  Un homme souffrant de mauvaise estime de soi, il peut trouver dans les jeux SM un apaisement. En étant dominateur, il exprime durant une séance ce qu’il lui manque dans la vie réelle, mais cette expression ne peut pas servir hors de contexte de jeu. Il peut trouver un apaisement en étant soumis ce qui risque d’intensifier sa mauvaise estime de soi ou de la cultiver.

  On peut dire ainsi, que les jeux BDSM, et les SM en particulier, ne changent rien, n’améliorent pas et n’aggravent pas un problème psychologique, sauf en cas d’abus ou de jeux pathologique.

 


- Autres Limites.

  Le Maître doit s'assurer que sa candidate soumise, bien que majeure civilement, ait une maturité sexuelle suffisante pour pratiquer le BDSM. Dans la plupart des cas l'âge de la majorité civile, de 18 ans en France, est insuffisant pour pratiquer le BDSM.

  Lorsqu'une soumise semble trop fragile sur le plan affectif, psychologique ou physique, il est de la responsabilité du Maitre de la dissuader de pratiquer. Si le Dominant constate que la relation D/s en cours est vraiment néfaste pour la soumise, il doit arrêter la relation. Aspect légal : En France, l'abus de faiblesse est un délit pouvant entrainer des poursuites.

  Toute relation D/s, passée ou en cours, exige une discrétion absolue de part et d'autre. Le compte rendu de certaines situations est néanmoins possible sous couvert d'anonymat et avec le consentement des deux parties. Le respect de l'anonymat face au monde hors BDSM est impératif.

  Le proxénétisme est à proscrire absolument dans toute pratique BDSM. Aspect légal : L'incitation à la prostitution relève du code pénal.

 

- Le MoneySlavery.

 • Moneyslave est un terme anglais pour désigner la servitude financière ou domination financière. L'esclavage financier implique une soumission qui devient un agent financier d'une autre personne. Cela peut sembler difficile à croire, mais pour un esclave financier, donner de l’argent à une Maîtresse et satisfaire ses moindres désirs, génère un plaisir "sexuel" intense.

 Lors du recrutement de l’esclave, les règles du jeu sont souvent clairement définies sur l’aspect vénal à sens unique de la démarche. Le soumis, réduit au statut de moins que rien, n’est là que pour payer le train de vie de sa Maîtresse sans aucun geste en retour de la part de la Dame.

 Pour le soumis, le besoin est avant tout psychologique. Payer sans rien en retour est une forme de soumission et d’humiliation qui lui apporte plaisir. Dans le cas du MoneySlavery, il faut bien comprendre que la Maîtresse ne doit rien au soumis. Elle n’a aucune obligation, aucun devoir, envers ses pourvoyeurs d'argent. Elle peut l’ignorer totalement du début jusqu’à la fin. Simple ! La Maîtresse annonce clairement la couleur... en € ! le soumis l’accepte.